Bullying

Voici une petite réflexion sur les viles actions qui restent sans réparation.
Je parle de la violence faite aux femmes qui n’est pas une élucubration.

L’oiseau noir a sillonné tout le canton pour poster son aversion.
Dans sa dépravation, il a omis de signer son brouillon. Il est au-dessus de tout soupçon.

Un objet de désir obsessionnel

Qu’est-ce qui t’arrives le bafouilleur, le baragouineur ?
T’es un flagorneur, un de ceux qui se retourne sur tous les postérieurs.

Je suis ton obsession, je monopolise ton attention.
J’attire toute ta réflexion et ta concentration. Ça vire pas compulsion ?

T’as voulu blesser, humilier. Rien ne te sera épargné.
Tu t’es pas regardé ? t’es tout enflé, boursouflé, prêt à exploser.


Prédateur, t’as la haine, personne ne t’aime.
Prédateur, t’as les nerfs, t’es vénère.


C’est la loi de l’attraction. C’est une question de vibration.
T’es sous pression. Y aura pas de rédemption.

Quand sonne le carillon, l’espion fait intrusion jusque sur mon paillasson.
J’te mets au diapason : tourne les talons, retourne dans ta prison, tu n’feras plus le fanfaron.

Un objet de désir obsessionnel

C’est d’la perversion d’avoir besoin d’intimider les femmes de cette façon ?
Tu dois manquer d’attention, t’es trop bidon.

On t’a pas appris à aborder les femmes respectueusement ?
Mon grand, c’est indécent, c’est pas comme ça qu’on dialogue avec les gens.

Tu as tout fait pour me faire peur, m’emprisonner dans la noirceur.
C’est là ton erreur. Des bas-fonds, t’es l’éboueur.

Un objet de désir obsessionnel


Prédateur, t’as la haine, personne ne t’aime.
Prédateur, t’as les nerfs, t’es vénère.


Ton exécration des étrangers, ta discrimination, c’est pas une aberration ?
Hé, bouffon, rappelle-moi ta filiation.

Pour un fils d’immigrés, c’est la risée. T’as pas perdu ton identité ?
T’es déchu de ta dignité. A quand la déchéance de nationalité pour médiocrité ?

Un objet de désir obsessionnel

Et sur la voiture, tes déprédations, c’est dû à un moment d’inattention ?
Quelle révélation ! t’arrives à dormir au milieu de ta désolation ?

C’est la boisson, la pollution qui explique ta dégradation ? 
Mais non ! Ta frustration est devenue indigestion.

Un objet de désir obsessionnel

C’est pas le Mâle de Jean-Paul Gautier, c’est pas non plus un oriental boisé.
C’est poison, mais c’est pas d’la fameuse maison.

Tu connais pas l’affection, ni la passion, encore moins la compassion. 
Je suggère une méditation et une introspection sur ce sombre horizon. 


Prédateur, t’as la haine, personne ne t’aime.
Prédateur, t’as les nerfs, t’es vénère.


If, négatif, maladif, additif, inexpressif, coups successifs, coup de canif, sous sédatif en soins intensifs. Cherche le motif, qui est le fautif ? c’est plus le kif de jouer le calife, cherche le passif.

Mais c’est « if », d’Etienne Daho et Charlotte Gainsbourg !
C’est écrit. C’est prédit. Moi j’kiffe. J’me rebiffe. Et c’est définitif. 

Prédateur ! Tout ce que se vit à l’intérieur se reflète à l’extérieur. 

Un objet de désir obsessionnel

L'homme dont je parle dans ma chanson est, selon les spécialistes, celui qui s'impose, qui domine, qui s'empare de tout ce qu'il convoite. L'homme qui a tous les droits : ceux qu'il s'arroge et ceux qu'il achète. L'animal homme agressif, violent, non dompté, indomptable, sauvage. Imposant. A ses yeux, la femme est une proie. Une proie qu’il faut traquer, capturer, posséder et détruire. Elle devient l’objet de désir obsessionnel.  

Je suis victime de harcèlement obsessionnel de la part d’un voisin qui a des vues sur moi. C’est un homme qui hait les femmes, qui hait les étrangers, qui hait ses voisins. Il est la haine. Il agit dans le noir, à pas feutrés, en silence. Il n’a pas de vie. Il tente ainsi, violemment, de faire intrusion dans celle des autres et de la leur voler. Ceci constitue un viol. Il a saccagé la voiture familiale à plusieurs reprises, m’écrit des courriers d’intimidation, à connotation raciste et misogyne, me traque, m’espionne, connaît mes horaires et s’y conforme. Il m’attend tous les jours dans les couloirs de ma maison, provoque des rencontres jusque sur mon palier. Il me menace, m’intimide. Il veut me contraindre à la terreur.

La justice est impuissante face à cette violence insidieuse. Pas les mots. Ni la musique. 

Ecrivez, parlez, agissez ! 

Slameurs, rappeurs, musiciens, chanteurs, amateurs, jouez, chantez et faites circuler mon texte ! ! 

Vanessa Preti, Morges
26 août 2016